En fait, pour le non-initié, on ne dirait pas
une rivière mais seulement une étendue de champ de neige dépourvue d'arbres.
C'était un brave gaillard, Monsieur Laroque, 86 ans, trappeur, chasseur,
pêcheur, qui habitait tout près sur la Baie des Cultivateurs, qui nous
a recommandé d'aller voir ces pourvoyeurs de cabanes à pêche, Roger
Schryer et Marcel Voyer. C'était notre première visite et nous n'avons
pas été déçus!
Dès notre arrivée à 8h du matin à la
réception chez le *pourvoyeur, on nous a pris en main pour assurer une
agréable journée sur la glace. Tel qu'on nous l’avait indiqué au
téléphone inutile d'apporter quoi que ce soit. Tout le matériel est
fourni sur place, sauf la nourriture pour la journée que nous avions
apportée dans des glacières, non pas pour garder le manger au frais,
mais pour l'empêcher de geler !
Tout le gréement de pêche se trouve au bureau
d'accueil |
juste avant l'entrée sur la rivière:
le fil et les hameçons, les morceaux de bois
qui serviront de cannes appelés brimbales ici, une louche métallique,
de l'appât, des menés (alevins) vivants et verres de terre. La transition
entre la terre et la rivière se fait d'une façon imperceptible car la
neige couvre tout. Ma fille Emma et son ami Stéphane qui vient d'arriver
de France pour passer les fêtes au Canada, ne sont pas très rassurés.
Mais comme rien ne bouge sous notre poids et que la camionnette passe
bien, il n'y a rien à craindre. Une fois arrivés à la cabane numéro
46, le propriétaire nous demande combien de trous nous voulions devant
la fenêtre. Je jette un coup d'oeil aux autres cabanes et je constate
que chacune a environ 6 trous. En un clin d'oeil, il a tiré la ficelle
pour faire démarrer sa tarière mécanique et les 6 trous étaient prêts
en quelques minutes*(voir la photo ci-bas). La glace faisait 60cm d'épaisseur.
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