Les années 70 suite 1
| Dernière mise à jour de la section: 31 décembre 2005 |
Les années '70 ! ! !
Allez, racontez-nous quelque chose à votre tour...

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Les années 70... Quand j’y pense, ça me fout une de ces nostalgies, mes amis... Insouciance, joie de vivre, amour, amitié
et sens collectif, réflexion, philosophie, rébellion, appartenance... Ambiance chaude que créaient le macramé, le batik, le
psychédélique, les vieux meubles qu’on décapait et qu’on retapait, et les millions de plantes qu’on foutait partout pour
remplir les espaces vides. Soit qu’on vivait à 3-4 dans de vieux appartements pas chers qu’on organisait avec goût avec
peu, soit qu’on fichait le camp en campagne, parfois même pour y vivre en commune. On formait une société à part,
qui se voulait en marge du système, loin du conformisme et de l’establishment. On avait pas besoin de grand-chose pour
être heureux.
On se sentait tout-puissants. Que de soirées passées à philosopher et à refaire le monde au son des Shawn Phillips, Cat Stevens,
Simon & Garfunkle, Leonard Cohen, Mike Oldfield (Tubular Bells) et tous les autres, Québécois ceux-là, Louise Forestier,
Beau Dommage, Harmonium, Charlebois, Dubois, etc.!... À Hull, nous nous retrouvions souvent au Salon Rouge Chez
Henri (plus tard ce fut au Café des Quatre-Jeudis), lieu prisé par les intellectuels, artistes et musiciens, là où la grosse Black
était cheap et bonne à boire pendant qu’on discutait de marxisme-léninisme et d’impérialisme, de féminisme, et de tout ce qui
finit en "isme" en grillant une cigarette au tabac Drum, quand ce n’était pas purement et simplement, hypocritement, un joint
de haschich ou de mari. Belle époque où plein de valeurs s’entremêlaient, s’entrechoquaient, émergaient. Nous étions tous
artistes, musiciens, anti-matérialistes, féministes, socialistes, communistes, mais aussi indépendantistes. La Crise d’octobre et
la Loi sur les mesures de guerre en aura fouetté plus d’un!
Oui, ce fut une époque riche et unique. C’était la grande aventure, et à bas l’ordre établi! On s’en fichait éperdûment. Heureux
temps où la justice et l’amour justifiaient toutes les manifestations publiques, les grandes contestations, etc., solidarité oblige. Oui,
quelle merveilleuse époque où, sur un simple coup de tête, nous pouvions nous retrouver en Gaspésie, du jour au lendemain, aux
États-Unis ou en Europe et en Asie. Que de coins parcourus, que de gens rencontrés, que d’expériences vécues! Tout un
privilège que d’en avoir fait partie! Nous avons été gâtés!
Suzanne
LES ANNÉES LUMIÈRES
ou LAISSE ALLER TON IMAGINATION
Ah les années '70! Quel bon temps. Imaginez pour un instant. Pas de
décisions d'affaires, pas de soucis monétaires, pas de problèmes de santé
(sauf plusieurs maux de têtes). Et au lieu, des party sans fin, une
multitude de rencontres, plusieurs sorties à l'improviste, des concerts
incroyables. Les soirées qui s'éternisent, que ce soit au Chez ou au
Hayloft ou bien au Ottawa House avec Merge. Les visites clandestines par la
porte des servants au 24 Sussex, seulement parce que l'on connaisait la
nourrice des enfants Trudeau. Les décisions de dernière heure d'aller à
Montréal le samedi matin en faisant du pouce pour se procurer du linge du
Chateau ou Dapper Dan. Gentle Giant et Uzeb au vieux Forum. Beau Dommage et
CHOM-FM avec Bobby Robert. Santana et Chepitos qui nous revient sans faute
avec l'album Welcome autographié par Carlos lui-même. En chômage pour
jamais assez longtems, avec toutes les parties de hockey sur table à jouer
ou les interminables matches de tennis, attendre son chêque pour aller le
dépenser au Record Runner, ou même aller intercepter le facteur une dizaine
de maisons avant pour avoir le chêque et ainsi pouvoir capter l'autobus de
2:00 pour la métropole. Les finales Alouettes- Rough Riders à la taverne de
Thurso à cause des black-outs de la CBC à Ottawa. Décider d'aller prendre
un café à 9:30 le soir et se retrouver sur Crescent street 2 heures plus
tard. Les premières randonnées sur le canal Rideau avec notre wine skin qui
se transforme en ballon de football, les meilleurs pizza au monde au Del
Rio. Ne jamais être trop malades pour jouer 27 trous de golf, les Expos au
parc Jarry, les parties de Backgammon au Brandy de la rue York, Jethro Tull
au centre municipal, les soirées malades au Blue Room et au Thompson,
etc...................................
C'est sans aucun doute la décennie qui a produit la musique la plus
intéressante et la plus originale. L'on ne reverra plus jamais des groupes
progressistes qui ont exploré touts les genres de catégories musicales pour
y produire des albums-concepts. On n'a qu'à se rappeller les disques
suivants (et je les nomme seulement en ordre de préférence. Et combien
d'autres sont exclus de cette liste, faute d'espace ou de mémoire?)
1. Selling England by the Pound de Genesis
2. The Dark Side of the Moon de Pink Floyd
3. L'Heptade d'Harmonium
4. Lizard de King Crimson
5. In a Glass House de Gentle Giant
6. Moving Waves de Focus
7. Caravanserai de Santana
8. Close to the Edge de Yes
9. Hero & Heroine de Strawbs
10. Trilogy d'Emerson, Lake & Palmer
11. Waters of Change de Beggars Opera
12. The House on the Hill d'Audience
13. On the Third Day d'Electric Light Orchestra
14. Prologue de Renaissance
15. Then Play On de Fleetwood Mac
16. Electric Ladyland de Jimi Hendrix
17. Shine on Brightly de Procol Harum
18. White Bird d'It's a Beautiful Day
19. Thick as a Brick de Jethro Tull
20. Crime of the Century de Supertramp
Quand une décennie débute avec un concert incroyable de Led Zeppelin et se
termine avec une dégustation de l'album de Neil Chotem, une collaboration
spéciale avec Serge Fiori et les membres d'Harmonium, et entre temps vous
donne le fabuleux et unique spectacle théatre-rock de Genesis ainsi que
celui d'Harmonium un beau dimanche soir à l'opéra du Centre des Arts, un
surprenant sinon épatant petit bijou, lequel est d'ailleurs repris de façon
magistrale pas longtemps après à l'Hotel Nelson dans le vieux Montréal, eh
bien, je crois qu'il est grandement temps de déclarer les années 70 les
meilleures. Et de faire en soi que ces années-lumières demeurent à jamais
gravées non seulement dans nos mémoires et coeurs collectifs mais aussi
dans nos boîtes à musique, que ce soit vinyls, bandes, disques compacts ou
DVD. Ne croyez-vous pas? Après tout, je défie n'importe qui de me trouver
un seul,groupe des années '80 et '90 digne d'être placé sur le même pédestal
que ceux sur la liste ci-haut. J'attends avec impatience.
Jean-Pierre Allard
Dans les années 70, le petit Québécois que je suis était très jeune...
Je suis venu au monde en 1977... Il va s'en dire que je ne me souviens
de rien... Toutefois, je crois comprendre l'atmosphère typique de cette
époque, ici... À partir du temps d'Expo 67, les Québécois seraient
tranquillement entrés dans une période «peace & love», de retour à la
terre : courant qui aurait duré jusqu'en 1976 environ... Hors d'un réel
contexte de guerre du Vietnam, la musique québécoise aurait été
intimement liée à un puissant courant séparatiste. Tout paraissait
possible.. Grâce aux quelques documents d'archives de l'époque, que je
consulte parfois, j'avoue me sentir «rêveur», un peu comme si les années
70 reflètent parfaitement mes idéaux innateignables. Les rêves de
l'époque n'ont pour la plupart, pas tenues... semble-t-il...
Il y a eut plusieurs concerts en plein air, dont le célèbre concert de
la St-Jean Baptiste en 1975. Des spectateurs brandissaient des drapeaux
québécois. N'ayant pas vécu à cette époque, j'envie le courant de
liberté, de simplicité qui semblait transcender (exagérément?) les
québécois. Des artistes comme Louise Forestier seraient restés dans la
«neutralité politique».. même à cela, on aurait collée à cette
chanteuse, un penchant pour la «fleur de lys». Les icônes de la culture
québécoise, des Séguins à Harmonium, de Gilles Vigneault à Octobre, de
Charlebois à Beau Dommage, de Gilles Valiquette à Raoul Duguay... tous
venaient consolider, souvent malgré eux, la ferveur souverainiste. Dans
les soirées de la St-Jean Baptiste, le goût de la bière (et de la
marijuana pour certains) se mariait, tout comme aujourd'hui encore, à la
fierté d'être Québécois. Pour le bien et pour le pire... Même si des
compagnies «non-québécoise» tels Molson et Labbatt font encore de «gros
sous» à nos dépends, le 24 juin...
Malgré mon jeune âge, ma mentalité actuelle s'inspire autant des années
70 qu'à la présente décennie. Je m'amuse à découvrir des groupes
Britanniques et Américains de l'époque: Gong, Gentle Giant, King
Crimson, ELP, Genesis, Neil Young, Frank Zappa... Ayant récemment été
cégépien, j'ai pu constater à quel point la décennie 70 a été marquante
chez certains jeunes collégiens comme moi. Je déplore que certaines
oeuvres québécoise d'il y a trente ans, ne soient toujours disponibles
qu'en vieux vinyles usagés... (ex. Aut'Chose). Certaines nouvelles
ré-éditions en CD apparaissent à l'occasion... Sur ce support, on
s'assure de garder la fraîcheur de plusieurs bijoux historiques le plus
longtemps possible. Conséquence, plus longtemps les québécois pourront
s'imprégner de se qu'ils ont été, et de ce qu'ils sont. Sans rien
enlever au cachet particulier de nos bons vieux 33 tours qui
crépitent...
Guy Moisan
À vrai dire, à cette époque j'étais même pas né encore...Mais ça c'est un détail! C'est dans ma tête que ça se passe!
Depuis ma naissance en l'an de grâce 1983, je suis "tombé dedans". Depuis que je suis haut comme 3 pommes je ne fais
qu'écouter la musique que mon père écoutait. Sloche, Morse Code, Harmonium, Fiori-Séguin (ça c'est le québécois...)
mais il y a aussi les autres..Genesis, Jethro Tull, Black Sabbath... Ne venez pas me parler des Venga Boys et de Blink-182..
.ça c'est pour ma soeur, moi j'écoute de la VRAI musique!! : Alors...en 1970 j'était pas né...mais j'y suis quand meme partiellement... :)
-PeDRO
Né en 1965, mes premiers souvenirs des années 70 sont sans doute Marie-Hélène Côté. Nous avions 5 ou 6 ans et nous
chantions amoureusement: «C'est la vie des temps modernes, des années 2000 (...), faut pas s'en faire avec ça la vie est trop
belle, y'a des filles à marier, j'suis un homme, j'el sais.» Nous le chantions ensuite au féminin. Un peu plus vieux,
«Le petit roi» de Jean-Pierre aura été ma découverte de la musique québécoise des années 70.
Guy
Moi, en 70 j'étais pas né, pis ca je men veux.
J'ai 14 ans pis chu née en 84'.
Je ferais n'importe quoi pour revivre ces années la mais pas seulement le rock toute l'époque hippie:
Les jefferson airplanes, Jimmy Hendrix, les beatles, the doors toute ces choses la.
Je me dis que c'était bien mieux a cette époque la, y'avais pas de rap pis de grosse violence comme maintenant, pis la musique...
Ya tellement de choses a dire sur la musique. Les musiciens dans ce temp la au moins ils étaient bon, maintenant c'est juste de la distortion... Il y a presque plus de guitaristes mentale comme Jimmy Hendrix,John Lennon,Ace Stanley, Genne Simmons etc.
Defois je m'assois dans ma chambre, je fais partir mon vieux tourne disque pis je trippe en écoutant du Gentle Giants ou des band dans le genre.
J'aisais le plus possible de faire renaitre le mouvement peace and love a mon école, mais on est seulement 4 ou 5 avec cette mentalité la, faque c'est presque impossible
Mais je vais continuer a essayer, même si je réussi jamais, au moins j'aurais essayer...
"I Want To Rock & Roll All Night, And Party Every Day"
Shawn Cotton
Né en 1969, mes souvenirs des années 70 sont ceux d'un enfant.
Un souvenir musical par contre est bien présent en mon esprit.
Alors que je devais avoir 3 ou 4 ans, je me souviens de voir ma mère assise dans le couloir du
logement où nous demeurions à l'époque, face à sa chambre, son tourne-disque face à elle. Elle
écoutait Véronique Sanson tout en chantonnant.
En 1997, je me suis trouvé un peu par hasard dans un commerce offrant des CDs rares, des
importations, etc. Et je suis tombé, toujours par hasard, sur le CD de ce même disque que ma
mère écoutait à l'époque: Véronique Sanson, "Amoureuse", l'original ayant été mis sur le marché
en 1972. Malgré un prix prohibitif, je me suis procuré cette pièce "fétiche"!
Aujourd'hui, de temps à autre, il m'arrive d'écouter ce disque. Dès que j'entends la pièce
"Besoin de personne", je suis projeté près de 30 ans en arrière, avec ces images et cette musique
toujours aussi présentes à mon esprit.
Alain Robillard-Bastien
En 70, j'avais 8 ans. je n'avais jamais entendu parler des Beatles mais je
connaissais par coeur Gilles Vigneault et Félix leclerc. Je portais des
trucs psychédéliques qui sont d'ailleurs revenu à la mode aujourd'hui. J'ai
connu la période des chansonniers vers 1978 et j'ai repris le temps perdu.
C'était une époque de changement. J'ai vécu de près les évènements d'octobre
71; j'habitais non loin de Pierre Laporte. Musicalement, ce furent des
années d'or. Socialement, la conscience collective a fait un pas de géant.
Malgré tout, je suis bien contente d'être en 2000, en ayant appris des 70s.
Marie-Andrée
En 70, j'étais pas né et je m'en veux. Je suis né en mai 84, j'ai 16 ans.
Si j'avais eu un quelconque contrôle sur ma date de ma naissance, je
l'aurais reculée de 30 ans. Et si ça n'avait pas été possible, je l'aurais
reculée de 50 ans.
Je suis un fan d'Harmonium. Étant moi-même guitariste, je me tue à repiquer
les solos et à reproduire les accords des tounes. Je n'y arrive qu'à moitié
puisque ma guitare ne fait que la moitié des leurs. Lorsque j'ai un peu de
lousse dans mon budget, je cours me louer une 12 cordes. Ça c'est une vraie
guitare.
Je lisais Vincent Bougie : "Je me souviens d'avoir vue Michel Rivard et la
gang de Beau Dommage aboutir chez Serge en Wolkswagen jaune citron de chez
Popular Auto". Ce sont des moments inmanquables que j'ai manqués. Ce sont
des moments où le Québec était réveillé, où il y avait encore des gens assez
fous et assez fiers pour défendre notre pays.
Je finis donc sur cette note mélancolique. Est-ce qu'un jour ça va revenir
ça? Y'a tu quelqu'un à un moment donné qui va se réveiller pis dire 'Hey là
y'a queque chose qui marche vraiment pas'? Je l'espère.
C'est à se demander si on a pas tout fait ça pour rien.
Jonathan McDougal
En 70 je n'étais pas née mais savez-vous ce que j'aurais donné pour l'être?Je suis une maniaque d'Harmonium..
.Certains disent que je ressemble à une hippie et d'autres que je suis une hippie...J'aurais bien aimée l'être...Félicitation pour
votre site! Ça fait plaisir de voir que je ne suis pas toute seule à tripper québécois!! J'ai 16 ans et j'ai l'impression d'être seule au
monde à connaître la VRAIE musique!
Ciao!!
Marie-France
En 70 je n'étais malheureusement pas né mais j'aurais aimé ça grandir
des les belles années avec le flq, plume, sol, yvon deschamps, gilles
vigneault, robert charlebois pi toute la gang de joyeux lurons.
Mais malheureusement je suis né en 1983 pi je suis pogné avec le maudit
rap pi toute la musique commerciale
matthieu lefebvre
Le plus lointain souvenir que j'ai des années 70, j'avais 10 ans et
j'étais devant la télévision à écouter le Manifeste du FLQ dicté par
Gaétan Montreuil et à ce moment là, j'ai compris qu'il était important
d'être québécois et de croire à un idéal de pays à construire.
Malheureusement, 30 ans plus tard, c'est le status quo. En 1974, je
capotais sur Beau Dommage et j'étais en totale admiration pour Michel
Rivard. J'habitais Outremont et au coin de ma rue, habitait Serge
Fiori. Quelle chance de le voir souvent et de le saluer. Je me
souviens d'avoir vue Michel Rivard et la gang de Beau Dommage aboutir
chez Serge en Wolkswagen jaune citron de chez Popular Auto. J'écoutais
CKVL FM qui allait devenir CKOI FM et je me rappelle d'un Noel (en 1976
je crois) ou une bonne gang de nos chanteurs québécois se sont retrouvés
chez Richard Séguin à Saint-Venant en Estrie, à fêter, en direct à la
Radio CKVL FM. Quelle décennie. Il s'en passait des choses.
Aujourd'hui, c'est la morosité à l'état pur. Je regrette donc ces
années de rêve.
Vincent Bougie.
J'ai vécu la fin de mon adolescence et ma vingtaine au cours des années
1970. Non, je n'ai pas vécu sur une commune et je n'ai pas dansé disco.
En fait, même musicalement, je crois que j'étais déjà ailleurs. Je
détestais les groupes progressistes du genre Yes, Genesis, ELP, Pink
Floyd, que je trouvais prétentieux et ennuyants. J'étais du côté
"guitare électrique", avec des artistes les deux pieds dans le blues.
J'écoutais J.Geils Band, Johnny Winter, Frank Zappa, David Bowie, Black
Sabbath, Led Zeppelin, Deep Purple, Neil Young. Dans ma ville,
Trois-Rivières, je me tenais dans une boîte de nuit du nom de "Cabaret
Rio" et le d-j passait des trucs alors peu connus comme AC/DC. J'ai
aussi découvert un peu avant tout le monde les précurseurs du punk,
comme les New York Dolls, le Velvet Underground et les Stooges. C'est
vraiment avec le punk rock que j'ai vécu les années 70 : Clash, Sex
Pistols, Ramones, Eddie and the Hot Rods, Damned, et particulièrement
les Stranglers. Puis un groupe comme Television, dont le "Marquee
moon" demeure pour moi le meilleur disque de rock des années 70.
Bien sûr, nous écoutions de la musique québécoise, qui était alors très
à la mode. Pour ce faire, je débordais un peu ma passion rock guitare.
J'aimais bien Jim et Bertrand, surtout leurs deux premiers disques.
Gilles Valiquette aussi. Offenbach, Plume Latraverse, Michel Pagliaro,
Lucien Francoeur étaient mes héros, tout comme Octobre, que j'ai vu au
moins cinq fois en spectacle. Mais pour moi, le meilleur québécois était
le Capitaine No. Mon disque québécois favori des années 70 est "Dieu
ne se mange plus" de Jacques Michel, un 33 tours furieux d'un artiste
excessivement mal connu aujourd'hui.
Mes goûts ont peu évolué: j'écoute encore des disques bruyants pleins de
guitares, qu'on leur donne le surnom que l'on voudra (Grunge, Alternatif
ou quoi que ce soit); pour moi, c'est toujours du rock and roll. Je ne
suis pas plus nostalgique qu'il ne le faut des années 70. Chaque époque
a ses bons et mauvais côtés, mais seule la musique peut faire le lien
entre les décennies et les générations. La musique n'est jamais
vieille: il n'y a que des oreilles défaillantes. Eddie Cochran
(50's),les Rolling Stones (60's), Stranglers (70's), REM (80's) et
Govt'Mule (90's), c'est la même chose. Même truc pour les Hou-Lops
(60's), Octobre (70's) Corbeau (80's) Oukoumé (90's)
Mario Bergeron.
PS: Jetez un coup d'oeil à mon site d'écrivain:
http://felix.cyberscol.qc.ca/lq/auteurB/berger_m/berger_m.html
ou écrivez-moi : bmario@videotron.ca
Moi, les années'70...j'en rêve!
À l'hiver de 1970, j'arrivais dans le vrai monde après 9 mois de
conception!?!
Maintenant, à l'aube de mes 30 ans, je rêve encore à ces années'70.
Je lis, j'écoute, j'apprends de ceux qui les ont vécus; les ont faits!
Dans mes années d'adolescence, je faisais revivre ces années par mon
habillement, la musique que j'écoutais, les idées que je propageais....
15 ans en retard!
J'ai moi aussi j'ai "trippé" sur Genesis, Harmonium, Paul Piché, etc.
Je m'habillais d'un jeans Lois avec un chandail de laine a grandes
manches, d'une chemise Indienne ou bien Haîtienne...je faisais revivre le
"peace&love par mon "look".
Mais il m'a manqué (et me manquera toujours) la vraie réalité des années
70.
J'aurais aimé vivre ces années ou tout semblait être à faire.
J'aurais aimé vivre dans une société ou la découverte et l'exploration
(de tout!) était à la mode.
Non, je ne les ai pas vus passés.
Mais j'en rêve encore et toujours.
Salut,à la prochaine.
Martin Durand (alias : Le Grand) ICQ:3533035
Longueuil,Québec,Canada
J'avais rangé ma bass Hofner pour utiliser une Rickenbaker
4001 comme Paul McCartney. Je faisais une nouvelle musique, celle de King Crimson,
Led Zepplin, Les Doors
etc... On faisait le tour des festivals et on jouait pour absolument juste pour le plaisir.
Aujourd'hui, en 2003, 33 ans plus tard, j'ai toujours cette vieille Hofner bass comme celle
des BeaTles qui furent notre patrimoine, car sans eux,
Je doute que les groupes du Québec auraient eu un auditoire comme on le fut, car, sans le
savoir, nous recherchions un peu dans nos artistes les égaux Britanique.
Nelson
Originaire de Sherbrooke avec un père qui travaillait dans les shoppes
de textile qui fermaient une après l'autre, ma famille et moi avons
déménagé en Italie en janvier 1970 (évidemment dans le nord, la région
du textile italien).
Quand nous sommes partis, c'était Charlebois et son "Tout écartillé" qui
faisait fureur. La dope n'était pas encore arrivée et on tripait tout
naturellement. Mes années 70 m'ont tenu loin de la musique québécoise, dont on
entandait parler par les lettres que nous recevions de nos amis. Et un
jour, mon frère aîné, de retour au Québec en 1974, me fit parvenir le LP
qui contient la chanson "La complainte du phoque en Alaska".
Cette chanson, que j'ai écoutée des centaines de fois avec mon meilleur
ami de l'époque (j'avais 18 ans en 1974), est devenue ma chanson
fétiche, presque. Comment dire... Quand je l'entends, je revois l'Italie
du nord, les lacs italiens, les Alpes enneigées à perte de vue en plein
mois d'août.
Et puisque cette chanson fait partie des "classiques" du répertoire
québécois, quand vous l'entendez et que vous vous fermez les yeux, que
voyez-vous? Que sentez-vous? J'aimerais le savoir! Alors écrivez-moi
pour me le dire!
Ciao!
Jean-François
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